Les règles de l’art

Les règles de l'art

Ce cahier des charges stipulera souvent que les travaux doivent être exécutés selon « les règles de l’art ». Ces règles de l’art ne sont pas des règles écrites mais résultent d’une tradition.

Cependant, il existe des documents qui tiennent lieu de règles écrites. Ce sont les directives des fabricants de matériaux ou du CSTC : Centre scientifique et technique de la construction.

Le CSTC publie régulièrement de petits fascicules abordant chacun un sujet bien spécifique du domaine de la construction. Par ex. : « toitures en tuiles », « isolation des maçonneries », etc.

Ces petits fascicules sont extrêmement bien faits, donc très utiles pour les entrepreneurs et les architectes. Bien que techniques, ces documents sont très compréhensibles, avec photos et de nombreux dessins explicatifs très clairs eux aussi.

En cas de litige, ces petits fascicules sont également précieux car ils peuvent guider les experts privés ou l’expert judiciaire.

Pour le reste, les règles de l’art se basent sur la tradition, la façon de faire ancestrale, faite d’une longue expérience qui a donné satisfaction.

Il est clair que lorsqu’un entrepreneur, un promoteur vous remettra un prix, il est sous-entendu que tous les travaux qu’il vous propose seront exécutés suivant les règles de l’art.

Il faut dire que beaucoup de promoteurs se contentent de vous remettre, en même temps que leur prix, un simple descriptif des travaux, disons un cahier des charges allégé.

Attention ! Qu’il soit allégé soit, un peu, mais pas trop.

Toutes les phases de la construction doivent être clairement et complètement décrites tant en ce qui concerne la précision des matériaux que la clarté de la mise en œuvre.

C’est un document de base, il ne peut laisser la porte ouverte à aucune interprétation. C’est essentiel pour la paix du chantier. Exigez la précision et ayez recours à votre architecte pour l’obtenir.

Sur chantier, mais aussi surtout lors des décomptes d’entreprise, plus encore en cas de litige, le cahier des charges ou le descriptif, allégé ou non, est un document d’une importance capitale.

C’est, avec les plans, la « bible » de votre projet.

Et si les plans et le cahier des charges diffèrent nettement sur un point précis, lequel prime sur l’autre ?

Il n’y a pas de réponse à cette question parce qu’il n’y a pas de règle précise.

Les uns disent que le plus conforme aux règles de l’art doit primer ; et si les deux opinions sont également conformes, c’est ce qui est le plus « profitable » au maître de l’ouvrage.

Il est évident que si le cahier des charges a été dressé par l’architecte, son avis primera. Sinon…